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Marathon des gorges de l'Ardeche 2011

publié le 14 nov. 2011 à 03:39 par christophe hemar   [ mis à jour : 19 nov. 2011 à 08:51 ]

Après quelques jours de suspense causé par des crues importantes sur le plateau cévenol, c’est seulement à 3 jours de la course que nous avons enfin eu la confirmation du maintien de l’épreuve.

En effet, la semaine précédente, les eaux sont montées jusque 8m dans les gorges, alors que les conditions de sécurité imposent aux organisateurs d’annuler au-delà de 0m80.

Nous avons prévu de charger la remorque la veille pour partir très tôt le matin du 11 novembre. Ce qui fut fait sans surprise, dès 5h 30 nous étions sur la route, à 6 dans le fourgon du CLLA. Nous sommes arrivés au gite en début d’après midi dans un cadre campagnard et encore très vert malgré la saison. Après avoir effectué les formalités d’usage, nous avons repris la route jusque Vallon mont d’Arc afin de reconnaitre quelques points stratégiques sur le parcours et de retirer les dossards.

De retour au gite, nous avons partagé un repas consistant, suivi d’une nuit ponctuée de ronflements multiples jusqu’à un réveil anticipé de 2h grâce à Eliane.

Dès 8h, nous avons entamé la navette pour que tous soient prêts pour le départ prévu à 11h en aval du pont de Salavas. Les conditions étaient d’ores et déjà réunies pour que la descente soit bonne, un niveau d’eau de 51 cm, un débit de 138 m3/s et un temps très doux.

Alors que les derniers terminaient leurs préparatifs, le départ a été donné à l’heure pile ou nous semble t il avec 1 mn d’avance, les concurrents ayant des difficultés à s’aligner en raison du courant. La meute de pagayeurs s’est alors élancée à l’attaque des gorges et dés le départ il a fallu slalomer être les différentes embarcations aux trajectoires parfois fantaisistes. Très vite nous sommes arrivés au niveau de la 1ère difficulté; un gros bloc séparant en deux bras le cours d’eau. Dès ce passage, l’essaim d’embarcations diverses n’a cessé de s’étirer tout au long du cours d’eau, en direction de l’arrivée et déjà nous abordons le rapide du charlemagne bien connu de tous les pratiquants. En cette saison et avec le niveau d’eau, il se présente comme un enchainement de vagues irrégulières et contrairement aux passages suivants, il ne comporte pas d’échappatoires. C’est encore le théâtre de nombreux bains parmi les concurrents, juste au pied du célèbre pont d’arc.

Le parcours s’est poursuivi au fil de l’eau, de planiols en rapides et de méandres en gravières.

La progression fut très rapide et déjà le paysage des gorges disparaissait pour s’ouvrir sur la plaine de St martin d’Ardèche pour le sprint final, une fois n’est pas coutume, en absence de vent contraire.

Par ordre d’arrivée :

Christophe Hemar  : 2h09 (136 % du temps du 1er de la catégorie)

Romain Fauquet : 2h12 (122%)

Christophe Dubaele : 2h14 (141%)

Helene Compignie : 2h26(135%)

Mark Mazière et Eliane Verbeke  en 2h38 (158%)

Les temps de référence étant donnés par des champions du monde ou champions olympiques!

Les photos 

20111112 ardeche

Après une collation bien méritée, offerte par l'organisation, nous avons pris le chemin du retour...

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