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Résultats 2011 en océan racing

publié le 22 juin 2011 à 04:09 par christophe hemar   [ mis à jour : 14 sept. 2011 à 10:51 ]
Finale du championnat de france:

 


les impressions de nos champions:

Romain :

je fais 16è sur 36, ce qui ma foi est une belle progression car je suis à 11 min du premier, et à 7 min du 3è, et je finis en même temps

que Olivier Petitléon (ancien champion de France) De la place 4 à la 16, il y a 6 minutes, ce qui n'est pas beaucoup sur ce parcours.
Je suis content de ma course, hormis le fait que je n'y ai pas cru avant au moins 40 min au début, et que je n'ai donc pas mis tous les
chevaux dès le départ, et ce n'est qu'à 45' de course que je me suis dit qu'en fait j'avais la caisse, il fallait juste je pense que je me
 mette moins de pression. De plus j'ai eu ces p... de crampes d'estomac qui ne sont pas dûes aux boissons énergétiques comme je l'ai pensé
(je n'en nai pas pris cette année) mais plutôt au stress, point sur lequel il faudra que je travaille
Au niveau du parcours, très très beau site (ST Malo-Cancale) nous sommes passés au large de tous les îlots rocheux, passage de la pointe du Groin entre l'île de la lande ou l'accélération du courant est spectaculaire, arrivée dans une crique avec vue sur le Mont St Michel.
En ce qui concerne les conditions, houle de 1 mètre à 1,5m idéalement orientée dans la 2è partie du parcours qui permettait les surfs. Le vent était quand à lui à 7 knds, bien orienté également. Il a fait très beau cet après midi là, me permettant de courir qu'avec le lycra du club (!)
Le lendemain, après avoir sympathisé avec les basques (de l'aviron bayonnais, le champion et vice champion de france) ils me proposent de refaire le parcours pour suivre les OC2 et V6, je pars donc à la dernière minute avec Sylvain Mercandalli (vice champion de france et participant à la Molokai) et un surfski en avance sur la course. Et là rien à voir avec la veille car 25 noeuds de vent, houle de 2m à 2,50m, et forcément un peu mal aux bras... Jusqu'à la moitié du parcours, houle croisée de travers, vent de face, nous sommes allés loin au large pour ensuite faire un gros downwind vers la pointe du groin. On se sent quand même un peu seul car nous étions que 3, éloignés parfois de 500mètres les uns des autres et la course des équipages pas encore partie.
Début du downvind: sans pagayer à 14 km/h, les"" petits surfs" à 17-18, et les gros à plus de 22!! C’était ENORME!!!! l'OC1 "vole" sur les vagues, le "flying ama" est de rigueur, avec de bonnes montées d'adrénaline. Une gamelle forcément, avec le leash qui se décroche, le siège qui se barre dans le vent, et là tu te sens un peu seul quand même... Je remonte, récupère le siège et repars, mais petite baisse car je n’avais pas eu le temps de déjeuner le matin... Un mars et ça repart, nous rentrons dans le goulet de l'île de la lande 45' plus tard, mais avec le ressac, ça forme des montagnes d'eau de 3 mètres, complètement irrégulières, un vrai chantier...
Arrivée dans la crique au calme où nous sommes 8 à avoir refait le parcours, et on apprend que la course des équipages a été annulée, l'organisation ne se sentait pas de sécuriser notamment les V6 si elles chaviraient!! Après coup nous apprendrons que la course s'est effectuée en triangle devant St Malo, mais certains n'ont pas pris le départ et nous ont rejoins à Cancale en bateau car ils tenaient à faire le parcours, même en étant noté comme abandon. J'ai le record de pointe de vitesse sur ce parcours (23,1 km/h)
C'est un peu à l'image de ce championnat et de ce sport qui évolue: d'un côté une fédé qui reste parfois ancrée sur de vieux principes, qui peine à évoluer sur certains points et d'un autre des compétiteurs qui viennent du monde du surf, des grosses conditions, des courses internationales et qui n'acceptent pas de faire des triangles en eau plutôt calme. On aperçoit d'ailleurs un "championnat parallèle" avec des courses comme le XCEL challenge, la breizh ocean racing,... où l'on est sûr qu'il y aura des grosses conditions de downwind mais les participants les font en connaissance de cause...
En tous cas, les parcours downwind sont vraiment appréciables et même si c'est un peu galère avec les navettes au niveau nav c'est que du plaisir! D'un point de vue personnel ces championnats m'ont beaucoup apporté tant au niveau technique qu'au niveau perception de l'activité, la sensation d'avoir franchi un cap mental dans ma pratique. Retours qui je pense peuvent être intéressants au niveau du club.
D'un point de vue sécurité, le fait de naviguer dans du gros et sans vraiment d'assistance, et dans des échanges avec d'autres pratiquants, il me semble indispensable sinon vital de disposer d'un tél portable, d'une pagaie de secours, de 2 fusées de détresse en plus d'un truc énergétique en cas de baisse.
 

Marc Henri :

Un peu déçu tout de même car je pense que j'aurais pu faire mieux.
En effet dès le départ, je me suis rendu compte que j'avais un souci avec ma poche d'eau. Impossible de m'hydrater !!!Je me décide à faire un premier arrêt, qui me fait décrocher de Nicolas Castryck, peine perdu. Au 2/3 de la course, je n'ai toujours pas bu une goutte et je sens que je faibli. Nouvel arrêt et perte de 3/4 places, je trouve enfin la solution (c'était la sangle qui tenait le camelback qui bloquait l'arrivé d'eau). Je sent tout de suite la différence mais le moral en a pris un coup.Je termine en sprint en kayak et à pied en même temps que Patrick Pladys


tous les résultats ici
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christophe hemar,
22 juin 2011 à 04:10
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